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Les solutions présentées dans cette section ne sont valables que pour des façades lourdes (béton, pierres, briques pleines) et pour des fenêtres classiques (pas de bow windows – fenêtre en saillie sur la façade – ni de grandes baies vitrées).
En règle générale, les parties pleines des façades ne sont pas des chemins prioritaires du bruit en provenance de l’extérieur, dans la mesure où, par leur constitution, leur performance acoustique excède largement contrairement celle des menuiseries et équipements.
Parallèlement au traitement des fenêtres, il est important de vérifier en tout premier lieu qu’il n’existe pas d’autres points faibles de la façade susceptibles de transmettre de manière importante les bruits extérieurs. Ces transmissions dites parasites sont toujours très importantes : un trou de quelques centimètres carrés suffit à dégrader l’isolement de l’ensemble de la façade. Traiter les transmissions parasites permet une amélioration du confort perceptible pour un coût limité. En revanche, ne pas les traiter tout en réalisant des travaux importants, c’est s’exposer à un résultat décevant et peu en rapport avec la somme engagée.
Avant d’envisager des actions sur la fenêtre, il faut s’assurer qu’il n’existe pas d’autres points faibles particuliers susceptibles de transmettre les bruits extérieurs :
L'amélioration de l'étanchéité de la fenêtre peut entraîner des problèmes de ventilation des locaux, si celle-ci n’est pas refaite :
Des entrées d’air acoustiques doivent être mises en place dans les pièces principales (séjour et chambres). Généralement placées dans les traverses hautes des fenêtres (dans l’ouvrant ou le dormant selon les cas), elles seront dimensionnées en fonction du type de ventilation, naturelle ou mécanique. La détermination du type de ventilation se fait simplement en identifiant si les bouches d’extraction sont reliées ou non à un ventilateur. Pour les bâtiments collectifs, on se renseignera auprès du syndic.
Il peut s’agir de chaudières à gaz, à fuel, ou bois, de chauffe-bains à gaz, de poêles à gaz, charbon, fuel ou bois, de cheminées à feu ouvert ou insert, d’appareils mobiles de chauffage non raccordés à un conduit de ventilation.
Pour éviter le risque d’intoxication par le monoxyde de carbone, une alimentation en air neuf venant de l’extérieur est indispensable. La pose d’entrées d’air et le raccordement des appareils de chauffage à un conduit vertical de fumée du logement sont indispensables.
Des études spécifiques devront être conduites par un spécialiste en ventilation même si les appareils à combustion sont installés dans des pièces où le changement de fenêtre n’est pas effectué. Avec les chauffages à charbon, la production de monoxyde de carbone présente un risque d’intoxication accru.
Si le logement ne comporte pas d’autre appareil à combustion qu’un chauffe-bain à gaz, son remplacement par un chauffe-bain étanche de type ventouse apporte une sécurité suffisante contre le risque d’intoxication par le monoxyde de carbone.
Le renforcement de l’isolement des logements contre les bruits extérieurs peut engendrer la résurgence des bruits de voisinage ou d'équipement précédemment couverts par les bruits extérieurs. Cet effet, qui est d’autant plus important que les travaux engagés sur la façade offrent de bonnes performances acoustiques, peuvent justifier un renforcement de l’isolation contre les bruits provenant des autres appartements.