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Au sein du ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement (MEDDTL), la lutte contre les pollutions industrielles et le respect de la législation des installations classées sont assurés par la Direction Générale de la Prévention des Risques (DGPR) et plus précisément par le Service des Risques Technologiques (SRT).
En matière d’installations classées, le MEDDTL est chargé d’élaborer la réglementation, contrôler son application et piloter les services d’inspection.
Le Ministre dispose du Conseil Supérieur de la Prévention des Risques Technologiques (CSPRT et ex-CSIC) qui émet un avis sur les projets de réforme de la législation des installations classées, les projets de règlements ou d’actes pris en application de celle-ci et toute autre question concernant les installations classées.
Quoi que nombre d’installations classées soient génératrices de bruit, leurs émissions sonores ne sont pas réglementées par la « loi Bruit » du 31 décembre 1992. Jusqu'à une date récente, les prescriptions en matière d’émissions sonores des installations classées étaient fixées par l'arrêté du 20 août 1985, qui s'appliquait à toutes les installations classées, qu'elles soient soumises à autorisation ou à déclaration.
Aujourd'hui, une refonte de l'ensemble des règles d'émissions sonores des installations classées est en cours :
Des prescriptions similaires seront progressivement adoptées pour toutes les autres catégories d’installations non prises en compte par l'arrêté du 23 juillet 1997, et notamment les activités soumises à déclaration.
L’arrêté du 23 janvier 1997 reprend les principes généraux de l’arrêté du 1er mars 1993, notamment en ce qui concerne la prééminence accordée à l’émergence et le mode de détermination des niveaux applicables en limites d'établissement.
Niveau de bruit ambiant existant dans les zones à émergence réglementée*(incluant le bruit de l'établissement) |
Émergence admissible pour la période allant de 7 heures à 22 heures, sauf dimanches et jours fériés |
Émergence admissible pour la période allant de 22 heures à 7 heures, ainsi que les dimanches et jours fériés |
Supérieur à 35 dB(A) et inférieur ou égal à 45 dB(A) |
6 dB(A) |
4 dB(A) |
Supérieur à 45 dB(A) |
5 dB(A) |
3 dB(A) |
* Zone à émergence réglementée : intérieur des immeubles habités ou occupés par des tiers, existant à la date de l'arrêté d'autorisation de l'installation et leurs parties extérieures éventuelles les plus proches (cour, jardin, terrasse)
Les niveaux admissibles en limites de propriété ne peuvent excéder 70 dB(A) pour la période de jour et 60 dB(A) pour la période de nuit, sauf si le bruit résiduel pour la période considérée est supérieur à cette limite.
Ne sont pas soumises à ce texte, certaines activités déjà réglementées par les arrêtés spécifiques suivants :
Les prescriptions générales imposées pour lutter contre les nuisances sont définies soit par arrêté préfectoral sur le modèle des arrêtés types, soit par l’arrêté ministériel du 20 août 1985. Aux termes de cet arrêté, il y a « présomption de nuisance » dès que l'une des conditions suivantes n'est pas respectée :
Si l'installation est située dans un immeuble habité ou occupé par des tiers, les niveaux admissibles de bruit à retenir à l'intérieur des locaux voisins habités ou occupés par des tiers ne doivent pas dépasser les valeurs ci-après :
Type de locaux |
Jour |
Période intermédiaire |
Nuit |
Locaux d'habitation, de soins, de repos, d'enseignement |
35 dB(A) |
30 dB(A) |
30 dB(A) |
Locaux à activité de type tertiaire |
45 dB(A) |
45 dB(A) |
45 dB(A) |
Locaux industriels non bruyants |
55 dB(A) |
55 dB(A) |
55 dB(A) |
Dans le cas d'une installation située à l'extérieur d'un immeuble habité ou occupé par des tiers, les niveaux limites de bruit sont déterminés en fonction de la nature de l'urbanisation, à partir d'une valeur de base égale à 45 dB(A), à laquelle on ajoutera des corrections pour tenir compte du type de zone (hôpital, résidentielle, urbaine, etc.) et de la période horaire (voir détails dans l'arrêté du 20 août 1985, accessible ci-dessus depuis l'encart Voir aussi).
Sous l’autorité du préfet, l’inspection est assurée principalement par :