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5 et 6 juillet 2011 - Maison des Travaux publics - Auditorium Auguste Brulé - Paris
Colloque organisé par Ince/Europe, en partenariat avec le CIDB, l'INRS et le BAuA
Ces trente dernières années, l’ingénierie acoustique a fait de considérables progrès dans la standardisation des méthodes d’évaluation des émissions sonores des objets bruyants, tels que les appareils électroménagers, machines, équipements et outils motorisés, ou encore les équipements informatiques, etc. Pourtant, les informations relatives aux niveaux de bruit de ces produits, telles qu’on les rencontre actuellement, sont assez peu répandues. De surcroît, quand ils existent, ces affichages sont difficiles à appréhender par le grand public. Entre les fabricants, les distributeurs et les consommateurs, c’est un peu le dialogue de sourds !
Avec son étiquette énergie, l’union européenne, avouons-le, a néanmoins bien fait avancer les choses. A la fois simple, facilement compréhensible et très répandu, cet étiquetage a profondément modifié nos habitudes de consommation, l’efficacité énergétique devenant un critère de choix non négligeable. En une quinzaine d’années, ce levier de l’information du public a largement contribué à ce que les appareils de notre quotidien deviennent bien moins gourmands en énergie.
Dans un même ordre d’idée, il y a fort à penser qu’une information claire et facilement compréhensible sur les performances acoustiques des appareils se traduirait par un essor de produits moins bruyants. Jusqu’ici, les informations relatives au bruit émis par les appareils se sont distinguées par leur complexité et leur rareté. Pas de quoi susciter chez le consommateur d’intérêt particulier pour les performances acoustiques des produits. Faute de concurrence sur ce critère de l’acoustique, on comprend que les fabricants n’aient pas vraiment été encouragés à faire progresser les performances acoustiques de leurs produits.
Parmi les facteurs pouvant expliquer cette situation, on pourra retenir : la complexité de l’échelle des décibels et l’interdépendance entre intensité et fréquence ; la confusion entre puissance acoustique et pression acoustique ; la teneur éminemment statistique des valeurs retenues pour l’étiquetage des performances ; la complexité des protocoles d’essai ; la dimension purement informative – et pas du tout comparative – des étiquetages « bruit ». Face à ce constat, l’Institut européen de l’ingénierie acoustique (Ince/Europe), en collaboration avec l'Institut fédéral pour la sécurité et la santé au travail (BAuA, en quelque sorte l'équivalent allemand de l'INRS) et le Centre d’information et de documentation sur le bruit (CIDB), avec le soutien du Conseil international des académies des sciences de l’ingénierie et de la technologie (CAETS), a pris l’initiative d’organiser les 5 et 6 juillet 2011 à Paris, une conférence consacrée au thème de l’achat plus silencieux.
L’objectif de « Buy Quiet 2011 », manifestation internationale en langue anglaise, était double : identifier les bénéfices d’un engouement pour des produits moins bruyants ; apporter aux fabricants les connaissances nécessaires à la conception de produits moins bruyants. Autrement dit, pourquoi, et comment, encourager le public à acheter "plus silencieux".
Ainsi, conférences et débats se sont attachés à :
Buy Quiet 2011 - Inducing "Buy Quiet" purchasing attitudes through simplified product noise ratings – 5 et 6 juillet 2011 - Fédération Parisienne du Bâtiment - 10, rue du Débarcadère - 75017 Paris